Le Cafetier

Journal des cafetiers, restaurateurs et hoteliers romands

 

Gagner en sécurité lors de l’encaissement

Vaud

D’aussi loin que je me souvienne, la question de l’argent en caisse en fin de journée et des heures passées à chercher la source des éventuelles différences a toujours été sensible pour les commerçants. Le virage numérique apporte des nouvelles solutions profitables qui facilitent la vie.

Frédéric Gonsard est aux commandes de la société Pi Cash Système depuis 2015, lors du départ à la retraite de son fondateur François Brunettin. Les deux hommes avaient imaginé ensemble une solution d’encaissement sûre et commode pour l’hôtellerie-restauration et pour le commerce de détail.

Applications multiples

Gestion des risques, sécurité… ces termes sont sur toutes les lèvres. La solution des monnayeurs parle à la longue liste d’établissements où l’on veut pouvoir régler sa note rapidement. Restaurants et bars, cantines scolaires ou restaurants d’entreprises, ou petit commerce de détail (tea-room, kiosque, salon de coiffure, etc).

Le software maison est embarqué dans les terminaux point de vente (TPV) tactiles, sur les imprimantes (incl. préparation en cuisine pour les bars-restaurants) et sur les divers formats de tablettes de commande portables. Des systèmes d’encaissement sont parfois développés pour la restauration collective, p. ex. sous la forme de systèmes de badges (monétique sans contact) utilisés à la fois pour pointer, payer et recharger des crédits sur sa carte via une borne de rechargement. «La modernisation est surtout arrivée avec les réseaux», dit Frédéric Gonsard, «qui permettent de centraliser l’information, ce qui rend la transaction rapide. Internet facilite les flux d’information et permet d’échanger une plus grande masse de données qu’auparavant». Et la machine, si elle est aussi sûre qu’un coffre-fort, n’est visuellement pas si austère. Elle se cache en effet dans l’agencement d’un établissement, p.ex. en caisse de bout de bar dans les cafés ou les bars d’hôtels.

Supervision nomade

Aujourd’hui, Frédéric Gonsard a recentré l’activité de sa société sur son cœur de métier, lié au développement du fameux «software maison». Le cerveau du système d’encaissement s’adapte à de nombreuses interfaces (notamment mobiles) et machines professionnelles, une souplesse particulièrement indiquée pour aider les clients à passer le cap numérique. Par exemple, le système se connecte à des logiciels de réservation de chambres pour l’hôtellerie (Mr. Booking). La partie du software en lien à la comptabilité appartient à Pi Cash Système. Le logiciel est hébergé soit sur le réseau interne ou externe de la société cliente. Ainsi, les données restent bel et bien chez lui, un atout sécurité évident.

Les multinationales contrôlent les rentrées de cash de manière quasi continue et les managers de chaînes hotellières ou de restauration veulent pouvoir superviser l’activité de tous les points de vente, en tout temps et sans se déplacer. «Notre backoffice est déjà très abouti, mais nous voulons offrir des outils d’analyse financière avec des indicateurs et des tableaux de bord plus performants pour fin 2018. Le restaurateur pourra consulter p.ex. son chiffre d’affaires dans les 30 derniers jours sur son smartphone», annonce Frédéric Gonsard.

Sécurité et rentabilité 

Installer un monnayeur déshumanise-t-il la relation client? Pas vraiment. Outre les erreurs de calcul évitées en période dense, qui induit le fait de compter et recompter la monnaie en caisse, et qui provoquent une perte de chiffre d’affaire pouvant aller de 5-10% par an, les dispositifs d’encaissement automatique évitent la propagation de microbes véhiculés par les échanges de monnaie de main à main. Le monnayeur détectera aussi la fausse monnaie via des détecteurs de poids. Et fini la pénurie de monnaie, l’automate «décidant» par lui-même quel réservoir de pièces est bientôt plein pour rendre l’appoint. La caisse reste opérationnelle jusqu’à 4-5 jours sans être vidée. Les deux niveaux d’accès à la machine permettent de débloquer la machine sans entrevoir un sou. La recette reste donc inaccessible aux malfrats, logée dans un coffre-fort intégré dans l’aménagement du bar.

Sandy Métrailler

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