Le Cafetier

Journal des cafetiers, restaurateurs et hoteliers romands

La première Battle Chasselas & Raclette

Qui de Vaud, du Valais, de Genève, ou de Neuchâtel l’emporte à la battle Chasselas & Raclette organisée par Bô Noël et Lausanne à Table? Car oui, les quatre cantons se sont affrontés, non seulement au Chasselas, mais aussi à la raclette. Les résultats sur notre page Facebook.

ll y avait un jury professionnel de goûteurs à l’aveugle, explique la directrice de la Battle Chasselas&Raclette Elise Rabaey. Cette bataille mémorable avait lieu aux Arcades sous le Grand Pont (Place de l’Europe) et elle était organisée par Lausanne à table et Bô Noël, notamment. Parmi les professionnels, Nicolas Bideau. Le public a bu, mangé et il a déterminé lui aussi qui de la ferme Mathias Bieri d’Avully, de la Fromagerie Les Moulins dans le Pays d’Enhaut, de la Fromagerie les Martels dans le canton de Neuchâtel ou du célèbre Eddy Baillifard dans le Val de Bagnes avait amené la meilleure gomme. Evidemment, le fromage allait avec le Chasselas (Fendant en Valais). Et les meilleurs ont répondu présents, avec le Domaine les Huttins à Genève, Vins de Lausanne, la Cave des Lauriers à Neuchâtel et la Maison Philippe Varone Vins à Sion.

«C’est une première», constatait Elise Rabaey. «Le but, c’est d’amener la campagne et la montagne à la ville. Et quoi de mieux pour cela que la battle des capitales romandes avec Genève, Lausanne, Sion et Neuchâtel?». C’est fun, c’est amusant et c’est bon. La battle a duré de 17 heures à 21 heures, avec les dégustations des raclettes et des chasselas des quatre concurrents susmentionnés.

Curiosité

C’est d’autant plus amusant que chaque canton peut aligner ses arguments et fournir une foule de renseignements à l’assistance. Le premier c’est de voir que le Pays Romand est resté très dynamique en matière de produits du terroir. Il n’a perdu ni ses fromages, ni ses chasselas. Et cela aurait pu se produire. Deuxièmement, il a maintenu une qualité optimale pour ses fromages. Et même en-dehors du raclette. Mentionnons le Vacherin fribourgeois, le Mont d’Or, le Gruyère, dont l’Etivaz. Sans oublier la crème double de Gruyère. On est en 2018 et c’est remarquable.

C’est aussi l’occasion de parler des centaines de fromageries d’alpages disséminées dans les Alpes, Préalpes et le Jura suisse. Par la même occasion, on peut éclairer la passion de tous ces paysans, fermiers et bergers qui continuent à fabriquer des produits d’exception. Sans oublier les vins. La Romandie est le paradis des cépages, des parcelles minuscules et des essais les plus divers.

Bénichon, Saint-Martin

Cet engouement a également permis de conserver les autres produits du Pays Romand: des spécialités comme les abricots, les asperges, les poires, les pommes, les saucissons, les lards fumés, les crèmes et autres tourtes qui ont donné les repas gargantuesques de la Bénichon, du Festin Neuchâtelois ou de la Saint-Martin. Avec les mêmes produits appréciés non seulement par les paysans, mais aussi par les seigneurs du Moyen-Age. A Neuchâtel, on se souvient des obsèques de Jean de Fribourg au milieu du quinzième siècle. Le festin en quatre services a permis de reconstituer le fameux Festin Neuchâtelois actuel, pantagruélique. Il y a trente ans encore, ces plats se retrouvaient tous les jours sur les tables familiales, quand on avait encore le temps de faire la cuisine.

Pascal Claivaz

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