Le Cafetier

Journal des cafetiers, restaurateurs et hoteliers romands

 

Aperçu de la pisciculture en Suisse

Sauf à Genève, où l’exiguïté du territoire ne s’y prête guère, ils sont une bonne dizaine, en Romandie et Outre Sarine, qui pratiquent la pisciculture, à titre commercial, ou pour les besoins du canton.

On y fait naître et croître des alevins, pour rempoissonner les cours d’eau et lacs, quand la nécessité s’impose. On nourrit également diverses espèces de poissons d’eau douce – principalement des truites – jusqu’à une taille en mesure de régaler le gastronome.
C’est ainsi qu’à Vionnaz, dans le Valais, la pisciculture Hess a mis sur le marché, à elle seule, 330 tonnes de truites en 2009, soit plus de 30% de la production suisse de truites. Nous vous en donnons ici quelques exemples (la liste n’a rien d’exhaustif).

A Neirivue, dans le canton de Fribourg, la société Pisciculture de la Gruyère élève, depuis 1981, des truites arc en ciel, dont le poids varie entre 200 grammes et 2 kilogrammes, mais aussi des ombles chevaliers, dans l’eau fraîche de la source de la Neirivue, qui assure une croissance lente, garant d’une chair de qualité. La production totale atteint 90 tonnes par an.
En outre, un étang, alimenté par la même eau, permet à tout amateur de s’adonner aux joies de la pêche, dans le cadre naturel, des Préalpes de l’Intayamon.

Caviar et fruits tropicaux dans les Alpes bernoises
A Frutigen (BE) la source d’eau chaude qui jaillit (100 litres/seconde) du tunnel de base du Lötschberg a permis la création de la Maison tropicale de Frutigen, en plein Oberland bernois. On peut y déguster, dans le restaurant de serre, les produits du lieu, et découvrir les différents aspects de la production d’énergie renouvelable, eau chaude mais aussi soleil et biomasse.
La source permet de cultiver des plantes tropicales et d’élever des esturgeons de Sibérie, qui produisent un caviar déjà réputé.

La Maison tropicale se visite, seul ou en groupe, et organise diverses manifestations, publiques ou privées. On y découvre de près plantes exotiques et poissons, 30 000 esturgeons qui naviguent placidement dans de grands bassins. L’espace va passer de 2500 à 5000 m3 et permettre d’augmenter notoirement leur nombre, sans diminuer leur confort, la densité étant inférieure aux normes européennes.

Une première récolte a permis de produire 200 kg d’un caviar que de grands chefs ont déjà pu apprécier, et on espère passer prochainement à 3 tonnes, avec le même respect du standard bio et écologique – souligne-t-on sur place.

JF Ulysse

Photo: Maison tropicale et élevage d’esturgeon, à Frutigen. / © Tropenhaus Frutigen

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