Le Cafetier

Journal des cafetiers, restaurateurs et hoteliers romands

 

Clos de Tsampéhro, les vins d'un idéal

Valais

Ses fondateurs les ont voulus comme des preuves que le terroir et le savoir-faire valaisan produiraient des crus d’une exceptionnelle tenue. Quatre passionnés ont franchi le pas. Cinq années de préparation et de travail acharné plus tard, ils présentaient, à l’automne 2013, la première mouture (vendange 2011) des vins du Clos de Tsampéhro. 

La quête du Clos de Tsampéhro perdure. Il est la rencontre de trois exigences: excellence, équilibre entre technique et artisanat, identité. Le cahier des charges n’autorise aucun compromis en matière de qualité, aucun laisser-aller dans le travail à la vigne, la vinification ou l’élevage, avec pour but que la combinaison de l’expérience et de la passion des «tsampéhristes» permettent d’approcher une certaine perfection et la liberté de pouvoir s’affranchir, pour de nombreuses années, des considérations commerciales qui – souvent – font s’évaporer les rêves: le Clos de Tsampéhro se veut être avant tout une aventure humaine.

C’est dans l’alliance entre un savoir-faire transmis par des générations de vignerons et l’usage des connaissances et technologies les plus modernes que le Clos de Tsampéhro veut puiser son énergie. Ses trois vins se veulent vivants, racés et élégants. Vins d’assemblages élaborés sans compromis et aux caractères affirmés, pour qui le temps aurait pour seul effet d’amplifier le potentiel gustatif.

La technique s’exprimera principalement dans les procédés de prise en charge des raisins, protocoles de pressurage, diversité des types de fermentations et vinifications. Dans la phase d’élevage, la construction d’un chai obéissant à des critères particulièrement stricts d’hygrométrie, de température et de luminosité contribue à parfaire les vins.

Il s’agit d’être en phase avec son temps tout en respectant scrupuleusement les sols et la matière première, d’où la nécessité d’aller au-delà des techniques de production intégrée classique, de faire un usage libre de certains principes de viticulture biologique ou biodynamique et de préserver ce terroir unique pour les générations futures.
 

Presque disparu
Le Clos de Tsampéhro, c’est aussi le respect de l’histoire d’un ancien lieu-dit de la commune viticole de Lens, cadastré «Tsampéhro» – champêtre en patois local – en référence à son usage originel. A proximité se cultivaient des vignes. Une trace écrite de 1313 fait référence à une vigne au pied du coteau de Lens, où un vin rouge était produit («Neyrum de humagny»).  Aujourd’hui, il s’appelle le Cornalin. Mais il y a 50 ans, il n’en restait que quelques plants dans les communes de Sierre et de Lens. Or le Clos de Tsampéhro comprend les plus anciennes parcelles de vignes de Cornalin, en production depuis près de 100 ans.

Quand fut décidé le réencépagement du Clos de Tsampéhro, la question de l’enracinement régional a donc été prédominante, avec une part belle faite aux cépages autochtones: Rèze, Heida, Petite Arvine et Completer pour les blancs, Cornalin pour les rouges.

Pour reconstituer le Clos de Tsampéhro – près de trois hectares – on dut persuader de nombreux propriétaires du bien-fondé du projet. Plusieurs années de diplomatie furent nécessaires et une trentaine d’actes notariés. Le Clos de Tsampéhro consacre aussi la reconnaissance du talent de deux enfants du pays, le vigneron Joël Briguet et l’œnologue Vincent Tenud.
JF Ulysse  

Info: www.tsampehro.com

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