Le Cafetier

Journal des cafetiers, restaurateurs et hoteliers romands

 

Edito: Concentré et de très bonne qualité

Cette année sera très concentrée et de très bonne qualité, nous apprend-on dans le vignoble genevois. Après le gel du 
printemps et la disparition d’un tiers des récoltes dans la plupart des vignobles, le raisin qui a résisté a gagné en sucre. Donc les vignerons-encaveurs du canton misent sur un très bon millésime 2017. 

Les autres cantons ont vécu peu ou prou la même expérience. Valais, Vaud et Neuchâtel auront subi les mêmes soucis. Les terribles nuit de fin avril 2017 restent dans les mémoires une année plus tard. Mais qui se souvient encore des affres de 2016? Il convient auparavant de rappeler les petites récoltes de 2015, 2014, 2013 et 2012. En 2016 en revanche, on avait bénéficié d’une vendange record par rapport à ces années maigrichonnes. Cependant cette année-là, les vignerons avaient quand même passé par les affres d’un printemps pourri et d’un été qui peinait à décoller. En 2014 on avait craint la mouche suzukii. En 2015, on avait craint la sécheresse et en 2016 on avait même craint le champignon. Pas à dire, la vie de vigneron encaveur est loin d’être tranquille.

Mais si l’on craint pour la vigne, il y a abondance de foires. Nous en avons désormais deux: Divinum mi-avril à Morges et Arvinis fin avril à Montreux. Les deux éditions en sont à leur deuxième année dans cette configuration et toutes les deux semblent avoir trouvé leur vitesse de croisière, avec leurs fidèles producteurs de vins et leur fidèle public. Elles offrent le spectacle d’une saine émulation, qui aura certainement pour effet de drainer plus de visiteurs que s’il n’y avait qu’une seule manifestation. Nous en parlons dans cette édition. 

En tout cas, tous ces professionnels qui bravent la météo, les éléments et les nuisibles, année après année, méritent nos félicitations et notre soutien. Achetons leurs bouteilles, ils en ont particulièrement besoin. Dans leurs cantons respectifs, ils fournissent des efforts d’originalité et de créativité. Sur les 15’000 hectares du vignoble suisse, ils nous offrent une immense diversité de cépages qui étonnent toujours les visiteurs étrangers.
Pascal Claivaz

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